Alkemics s'exporte!

12 octobre 2016

Stratégies nous consacre un article pour un savoir un peu plus sur notre dernière levée de fond. 

La start-up spécialisée dans la collecte et le partage de données produit part à l’assaut de l’international, après avoir réalisé une levée de fonds de 20 millions d’euros.

Un grand coup d’accélérateur. Avec sa levée de fonds de 20 millions d’euros auprès de Serena, Cathay et de ses investisseurs historiques (Index Ventures et Partech), Alkemics change de braquet. «Nous allons nous développer à l’international et renforcer notre offre de service en France», explique Antoine Durieux, le PDG de 29 ans. Le créneau d’Alkemics? L’entreprise a créé une plateforme de collaboration entre les marques et les distributeurs pour faciliter la mise sur le marché des produits. «Quand de nouveaux produits se lancent –or il y en a 400 000 nouveaux chaque année–, ils doivent être assez vite connus par les équipes d’Auchan, il faut aussi référencer le produit, se mettre d’accord sur les prix, les volumes, détaille Antoine Durieux. Si la société a été fondée en 2011, nous avons lancé notre service mi-2014. En six mois, nous avons convaincu 800 marques de grande distribution.» Une solution disponible en Saas (software as a service).«Jusqu’ici tout ce processus de collaboration entre les marques et les distributeurs se faisait à la main, avec des fichiers Excel», rappelle le PDG d’Alkemics, diplômé de Polytechnique et de Stanford. Aujourd’hui, l’entreprise travaille avec 2500 marques différentes comme Unilever, Mars et des distributeurs tels Auchan ou Casino…

Simplifier les relations

La start-up qui compte 55 salariés a programmé une cinquantaine de recrutements dans les prochains mois: 35 en recherche et développement, une dizaine dans le commercial et le marketing… «Nous allons nous concentrer sur l’Espagne, un marché qui ressemble à la France, puis sur les États-Unis, précise Antoine Durieux. Nous avons déjà signé un partenariat avec Walmart en juin dernier.» L’avenir semble prometteur pour Alkemics car tout plaide pour une simplification de la relation marques/distributeurs. «Il y a partout le même phénomène: de plus en plus de nouveaux produits sont mis sur le marché et dans le même temps, les canaux de distribution se multiplient –sites internet de drive, e-commerce…, relève le dirigeant d’Alkemics. Cette industrie avait atteint un point de rupture.» Avec la montée en puissance du multicanal, la grande distribution avait clairement besoin de simplifier ses relations avec les marques...

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